Histoire

Vues anciennes de Doucier (avec l’aimable autorisation du site www.racinescomtoises.net).

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 Au fil de la toile, quelques bribes d’histoire locale…

Doucier se trouve à côté de la rivière d’Ain. Les maisons sont groupées, construites en pierres et couvertes en tuiles, laves ou bordeaux.

Il existe une voie romaine partant de Pont du Navoy pour aller à Clairvaux, en passant par Doucier, dans la contrée dite de ” La Pérouse “. On a retrouvé de nombreuses sépultures provenant des batailles livrées dans la Combe d’Ain par les Gallo-Romains contre les peuplades du Nord.

Des premiers colons se sont installés dans le vallon de Chambly, attirés par les religieux d’Ilay. Et cela au VI° siècle.

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On commence à parler de Doucier en 1176. Le Prieur de Gigny** céda  à l’abbaye de Balerne ** tout ce que possédait le Prieuré d’Ilay, en terres, prés, étangs et bois depuis la roche de “Dulcia”.

Différents noms de Doucier tout au long de son Histoire : Dulcia, Dulceium, Doucey, Doucye, Doulçon, Doulcier…

Et déjà, à cette époque, on voit les seigneurs de Mirebel, Monnet, Clairvaux se disputer les lambeaux du territoire de Doucier.

En 1206, Le propriétaire Ponce de Cuisel céda à l’abbaye de Balerne tous ses droits sur Ardun (Ardon), Songisum (Songeson), vallon de Chambluc (val de Chambly) et Doucey (Doucier).

En 1261, Hugues, comte de Vienne, tient les biens en fiefs à Chamblay (Chambly) et à Doulçon (Doucier) et en 1268, en franc-alleu** à Doucey, au val de Chambly, à Fugison (Songeson) et à Villers (Villars sur Ain).

A partir de ce moment, en 1285, l’abbé de Balerne associa Jean de Chalon-Arlay dans les domaines de son monastère. Chatelneuf devant alors les chef-lieu d’une seigneurie dont dépendit Doucier.

L’Office de prévôté ** appartenait héréditairement depuis 1204 à une famille qui portait le nom du village. Aymon de Doucier en était le prévôt.

A cette époque Chambly était divisé en 5 grands meix ** : le meix de Baume, de Balerne, de Vertamboz, le chazal ** de l’Esquiville et le pré de la Reculée. Village réuni à Doucier le 10 juin 1815.

En ce qui concerne Collondon (Colundun), la prévôté était possédée par une famille noble, les JACQUOT de Collondon. Village réuni à Doucier en octobre 1815.

Doucier, Collondon et Chambly dépendaient de la Paroisse de Saint Sorlin **.

 

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Il y n’y avait à Doucier qu’une chapelle dédiée à Saint Nicolas, où la confrérie du Saint Esprit faisait déjà ses exercices en 1419. L’église sera construite plus tard.

Les plus anciens registres de l’Etat Civil remontent à 1745.

On a recensé 4 foires annuelles : 16 avril, 16 juin, 16 juillet et 16 septembre. On y vend du bétail, de la quincaillerie, de la mercerie et des tissus. Plusieurs commerces et industries à cette époque : 2 cordonniers, 2 sabotiers, 1 charron, 1 maréchal-ferrant, 1 menuisier, 5 auberges, 1 forgeron et 1 ferronnier ambulant. il y avait un martinet** où l’on fabriquait  de la taillanderie et de la ferronnerie, avec un battoir à blé. Ce martinet a succédé à une fabrique de faulx. Les faulx de Doucier jouissaient d’une grande réputation. Napoléon I° accorda une médaille d’honneur au sieur Girard, directeur de l’Etablissement. D’où le Saut Girard, aux Cascades du Hérisson.

En 1790, Doucier était devenu le <<chef-lieu>> d’un canton composé de Doucier, Chatillon, Chambly, Chevrotaine, Collondon, Fontenu, La Fromageire, Le Frasnois, Narlay, les vaux de Chambly, Le Villars, Marigny, Menetrux en Joux, Mirebel, Saffloz et Songeson.

Canton supprimé en 1802. (Sources : Cegfc. centre d’entraide généalogique de Franche-Comté)

Martinet ** : Marteau qui est mû ordinairement par la force de l’eau et qui sert dans les forges, dans les moulins à papier, à tan, à foulon, etc. Nos fers passent de l’état de lopins de fonte à peine corroyée au martinet, à l’état de barres par le laminage au cylindre. — (Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle – Tome 8, Serrurerie)

 

 

Abbaye de Balerne ** : La situation isolée du site correspondait au vœu d’érémitisme des moines bénédictins qui fondèrent l’abbaye. Le mot « Balerne » viendrait d’ailleurs de la déformation du latin eremus signifiant « isolé » qu’on retrouve dans le mot « ermite » qui a donné des formes comme « valerne » ou « balerne/balerme », ce que justifierait le site de la petite reculée qui entame le second plateau de Loulle et Mont-sur-Monnet, à une petite dizaine de kilomètres au sud-ouest de Champagnole3. Le creux de la reculée située sur la commune de Mont-sur-Monnet) est traversée par une petite rivière, la Balerne, qui fournissait l’eau indispensable comme les terres et les bois environnants permettaient une agriculture de subsistance conforme à l’autarcie monastique recherchée.
Sur la route de Chalon, à environ 5 km au sud-ouest de Champagnole, on traverse après Ney une plaine bordée au sud par le deuxième plateau entaillé de profondes reculées, dont une très pittoresque au fond de laquelle plusieurs résurgences s’écoulent : la reculée de Balerne, sur la commune de Mont-sur-Monnet. En forme de fer à cheval orienté sud-nord, le fond de la reculée s’étire sur 1250 mètres de long, pour une largeur moyenne de 750 mètres. Elle est dominée au sud par de hautes falaises calcaires et sa profondeur atteint 150 mètres.


http://www.jura-3d.fr/195499869

Prieuré de Gigny ** : Dès 898, le monastère est en construction et l’église, dédiée à saint Pierre, accueille quelques années plus tard les reliques de saint Taurin d’Evreux. En 909, Bernon quitte Gigny pour aller fonder Cluny.

http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=139

Franc-alleu ** : Biens propres, héritage libre de tous devoirs féodaux, y-compris de droits de mutation.

Office de prévôté ** : Premier degré de la justice royale. La prévôté connaissait normalement tous les cas civils et criminels de son ressort, à l’exception des cas royaux (lèse-majesté, faux monnayage, hérésie), qui relevaient des bailliages et des cas concernant nobles et privilégiés.

Meix ** : Propriété rurale ou ferme avec ses dépendances.

Chazal ** : du latin “casa” : maison

Saint Sorlin ** : Chapelle se situant à Charcier, entre Charézier et Lieffenans. Joseph Elie Simonin, originaire de Lieffenans (1792-1856) qui vécut en ermite sur la colline de St-Sorlin (pèlerinage début août).

http://www.spiritains.org/qui/figures/defunts/simonine.htm


Personnages célèbres de la région

 

  • Guy de Doucier : Traducteur en prose du << Traité de la Consolation >> de Boëce (année 1349)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bo%C3%A8ce
http://agora.qc.ca/dossiers/Boece

  • Jean Maximien ROUX : Professeur de Belles Lettres à Paris (1809)

 

  • Etienne Ferdinand ABRY : Né à Collondon. Capitaine d’infanterie décoré. En exercice en 1855

 

  • François-Joseph FRASNIER : (vers 1695, décédé le 17 février 1779 à Bouzailles). Peut-être originaire de Suisse, commune de Vuippens. Il signe Frainier sur l’acte de 1737.

 

  • Claude FRASNIER (Frasne) à Doucier vers 1650.

 

  • Jean GIRARD, dit “le Vieux” (20 mars 1627 Doucier, décédé à Doucier le 13 juillet 1685)

 

  • Jean Alexis RICHARD (12 août 1792 Val Dessous, décédé à Val Dessous le 30 novembre 1865)

Médaille de Sainte Hélène.

Grade : Soldat. Régiment : 4°/ 2° d’artillerie

Période : 27 mars 1812 à 10 novembre 1815

  • Antoine ROUX dit “Picard”  (vers 1630, décédé vers 1692)

 

  • Jean Jacob (1669– 1790), doyen du Royaume de France en – source Bernard GIRARD, www.racinescomtoises.net
    Il est né le 10 novembre 1669 à la Charne, un hameau de Charcier dans le Jura. Il passe sa jeunesse en servage au service du Prince de Bauffremont. A 18ans, il fait un voyage à Paris mais revient vite dans le Jura, après plusieurs demeures il s’établit à Montfleur. Il se marie deux fois et au total il aura dix enfants. A l’âge de 100 ans il arrête de travailler mais se retrouve sans ressources et n’ayant pour vivre que quelques mesures de froment que lui accordait Madame de Montfleur. En 1785, sa fille fait une requête à l’intendant de Franche-Comté pour recevoir une aide. A Paris, on voulait rencontrer ce vieillard dont l’âge étonnait. Il fait donc ce voyage en compagnie de sa fille et de trois autres personnes, il retrouve l’auberge où il avait séjourné. Le 11 octobre 1789, il est présenté à Louis XVI qui lui accorde une pension de 200 livres et une gratification de 1 200 livres. Au roi qui lui demande le secret de sa longévité, il répond « Votre majesté peut vivre aussi longtemps que moi en mangeant des gaudes. Il est déclaré doyen du royaume. Le 23 octobre, il est reçu à l’Assemblée Nationale qui lui fait un triomphe et lui vote une contribution. Le graveur Garnement en fait son portrait à cette occasion. Jean Jacob marchait avec des béquilles, il était devenu aveugle et n’entendait pratiquement plus. Léon Bourdon, un député, l’achète à sa fille pour 100 écus. Il l’exhibe aux curieux en échange de monnaie. Fatigué et usé par cette nouvelle vie, Jean Jacob décède le 30 janvier 1790 à Paris, à plus de 120 ans. Ses obsèques sont célébrées à l’église Saint-Eustache. Sa fille revint dans le Jura héritant des sommes amassées et mourut à 95 ans.

 

  • Famille ROUX/ CRINQUAND :  Nous avons pu remonter au mariage de Jacques ROUX (vers 1666 à Ménétrux en Joux, décédé le 10 avril 1736) avec Jeanne Antoine CRINQUAND (vers 1679 à Chevrotaine, décédée le 26 janvier 1729 à Ménétrux en Joux).

11 enfants sont nés de cette union. Marie-Rose (1698-1747). Guillaume (1700-1754). Séraphie (1702-1736). Maurice (1704-1777). Claudine (1707-1762). Claude (1709-?). Etiennette (1710-1765). Rose (1712-1736). Jeanne Henriette (1714-1718). Augustin (1716-1753). Jeanne Henriette (1718-?).

 

 

 

 

 

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